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The Eternal Cylinder: Retour sur une bêta à l’expérience folle

La première fois que j’ai chroniqué The Eternal Cylinder, je me doutais du genre de jeu qui m’attendait en regardant les visuels.
Des créatures farfelues, un monde rempli de couleurs et un cylindre. Il était question de mutations et de comment survivre. Après quelques heures passées sur la bêta fermée, je suis loin du constat initial et plus que ravi.

C’est l’histoire d’un type…

Les petits gars de ACE Team, les frères Bordeu aiment bien faire rouler des choses comme c’était déjà le cas dans Rock of Ages et The Eternal Cylinder n’y échappe pas.

Le titre nous comte l’histoire d’un Trebhum, une race extraterrestre aussi mignonne que disposant de nombreuses ressources, se réveillant alors sur une planète sans nom. Un réveil brutal marqué par une course contre un cylindre géant, bien décidé à tout écraser sur son passage. Ce qui arrivera pour sûr si vous manquez d’activer les pylones de défense freinant la course dudit cylindre. Il faudra répéter cette opération plusieurs fois afin de changer de zone. 

Dans les grandes, voilà ce qu’est le jeu de survie de ACE Team mais, non. Ce serait trop simple de le résumer ainsi. Le titre s’avère plus riche qu’il n’y parait même si la bêta ne propose que le premier chapitre du jeu à sortir plus tard cette année.

Une fois à l’abri du Cylindre, je découvre les capacités de mon Trebhum, amnésique et voulant retrouver ses congénères par tous les moyens.
Au fur et à mesure que j’avance dans le monde ouvert, je découvre une faune et une flore savant mélange entre des extra-terrestres, nos bonnes veilles vaches ou encore une bouche sur patte ne cherchant qu’à nous ingurgiter. Certains Trebhums nous rappellerons Jar Jar Binks et leurs petits noms ceux de bébés Yoda façon The Mandalorian.

Mon Trebhum peut courir, sauter et même se mettre en boule (une pression sur la touche Shift) afin d’avancer plus vite. Très pratique quand votre survie en dépend mais couteux en endurance.
Il peut aussi aspirer des choses avec sa trompe et les recracher façon projectile. Utile quand il s’agit d’envoyer ad patres un monstre trop collant.

The Eternal Cylinder: La lumière bleue indique que le système de défense a été activé. En rouge, Fuyez.


En aspirant à peu près tout ce qui traîne et en consommant le bon produit, vous obtiendrez une mutation qui vous permettra de progresser dans l’aventure.
Par exemple, peu avant la fin de la bêta, un ver géant me bloquait la route et à chaque approche, ce vert me foudroyait, littéralement.
La voix du narrateur m’apprenait alors qu’il ne pouvait me voir de dessous ou de face. Le hic étant qu’en dessous, un nuage vert, toxique, m’empêchait d’avancer.
En regardant autour de moi, j’ai découvert cette sorte de fleur blanche permettant de se déplacer dans des champs de gaz toxiques sans aucun souci. Observer l’environnement est recommandé mais le titre n’est pas punitif si vous échouez. Vous devrez simplement reprendre à la dernière sauvegarde.

Mon Trebhum est donc sujet aux mutations mais le gameplay ne repose pas uniquement sur cela. Il faudra aussi composer avec une gestion de l’estomac de notre petite bête surtout quand vous découvrirez d’autres Trebhums et les accueillerez dans votre famille.

Notre héros aime l’eau et là aussi, il faudra faire attention à la jauge de liquide sous peine de dépérir avec un effet visuel plein écran approprié.
Une des 50 et plus mutations permet d’extraire l’eau de la nourriture ramassée. Evidemment, si vous avez de l’eau, vous n’avez plus de quoi manger. A utiliser avec parcimonie.

Comme dit plus haut, la mort est aussi de la partie et The Eternal Cylinder vous permet de ressusciter vos Trebhums morts pour peu que vous aillez des cristaux. Ces derniers pourront être récolter dans des caves où les Trebhums en apprendront plus sur leur histoire.
Vous pourrez aussi y upgrader certaines caractéristiques comme la vie, le nombre de créatures que vous pouvez accueillir ou encore l’endurance. Attention, une fois sortie d’une cave, vous ne pourrez plus y retourner.
En explorant le monde, vous trouverez des œufs de Trebhum ou encore, des Trebhums à ranimer ou à libérer. Pour les œufs, c’est comme avec la poule, une source de chaleur et un nouveau membre rejoindra votre fratrie.

The Eternal Cylinder: Les puzzles requièrent parfois un certain nombre de trebhum comme ici.

Mute…


Là où The Eternal Cylinder brille, c’est son système de mutations. S’il rappelle le titre Spore d’EA et Will Wright, c’est là que ça s’arrête.
Les mutations permettent de disposer de certaines compétences ponctuellement comme un klaxon effrayant certains monstres ou encore adopter une forme cubique afin d’être la clé d’un puzzle.
Dans les caves, vous trouverez des puzzles plutôt sympas sans être relevés.
Il faudra voir par la suite si la difficulté se corse ou si ça reste accessible. Dans l’obscurité, vous pourrez même devenir une lumière. Si, si.
Un compendium vous en dit plus sur les plantes/fruits et les animaux que vous croiserez. Pratique pour savoir qu’elle mutation est possible et avec quoi.

Mais là où les mutations deviennent très intéressantes c’est à la fin de ce premier chapitre ou on peut flotter en se gonflant de l’air chaud d’un geyser.
On peut atteindre des lieux inédits mais surtout, prendre à contre pied le postulat de départ qui est d’échapper au cylindre. Sans dévoiler l’intrigue, on nous offrira la possibilité d’aller derrière le cylindre mais chut. Je vous laisse découvrir tout ça par vous même.

Initialement un projet solo de Carlos Bordeu (à l’époque titré The Endless Cylinder), The Eternal Cylinder est un vent de nouveauté qui souffle sur PC et prochainement sur consoles.

The Eternal Cylinder : Félicitations, c’est un… une… euh, chose.

Prise en main facile mais possibilité infinies ou presque, il laisse supposer un univers riche et coloré permettant de s’évader de ce qui se fait actuellement dans le genre survie.
ACE Team a sa patte visuelle et sincèrement, ça reste très convaincant et plaisant de passer du temps dans ce monde, presque sorti des cerveaux de J.J Abrams et Sam Raimi.
Si on en prend plein les yeux, les oreilles sont vernies avec la musique du titre offrant quelques belles envolées et mélodies qui restent dans la tête.

Le client de la bêta s’est montré robuste sans jamais planter en jeu. Notons toutefois un crash de l’Unreal Engine n’ayant pas voulu s’initialiser en lançant le titre depuis le raccourci sur le bureau. Il faut passer par le client EGS absolument.
Les performances graphiques et générales sont bonnes et les bugs rares.

J’ai parfois eu du mal à débloquer mon Trebhum pris entre deux rochers. Une pression sur la touche T vous permet de passer d’une créature à une autre, solutionnant un blocage éventuel.
Des bugs de collision de la caméra sont présents. Par exemple, la caméra passe à travers un modèle 3D (montagne, porte, etc).

Cette bêta sur PC offre les options de personnalisation de base comme la modification des options graphiques ou encore le keybinding. Le système de sauvegarde ne prend pas à défaut et permet de reprendre la partie à différents intervalles de temps.

L’exploration n’est pas imposée mais s’offre à vous d’elle-même. Si jamais vous ne savez pas où aller, regardez le dernier pylône activé, une courbe colorée vous indiquera le prochain point d’intérêt.
Sur cette bêta, presque une démo tant elle est polie, j’ai pu explorer deux des biomes sur les quatre prévus, à savoir La Savane et un peu de la Toundra et son froid piquant. Deux autres restent à découvrir, le désert et un autre non annoncé.

The Eternal Cylinder: C’est beau !

Rock & roll

Le moins que l’on puisse dire, c’est que The Eternal Cylinder m’a marqué et dans le bon sens du terme.
La bêta est robuste laissant entrevoir un titre à la mécanique de jeu bien huilée et au rendu visuel attirant.
Cette bêta laisse entrevoir une aventure aux personnages et monde réussis, aussi mignonne qu’un Pixar.

Note: Clé bêta fournie par l’éditeur

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